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Hansa TeutonicaHansa Teutonica. Rien que de dire ou d'écrire le nom de ce jeu me donne envie d'y jouer. Hansa Teutonica. Aaahhh qu'c'est bon !

 

C'est un jeu d'Andreas Steding qui est un auteur (et c'est pour l'instant le seul) que je surveille de près, ses créations ont toutes quelque chose de spécial qui m'attire :  Macht & Onmacht ou Firenze que je ne désespère pas de trouver un jour et surtout Kogge ou Norenberc, que je possède et dont je pense également le plus grand bien.

 

Le principe du jeu consiste à placer ses ressources (des négociants et des commerçants) sur des routes commerciales entre des villes en et autour de l'Allemagne du Moyen-Âge. Ces ressources sont réparties entre le stock et la réserve, les ressources se trouvant dans la réserve sont utilisables pour se placer sur la carte. Il y a cinq capacités différentes que je vais présenter succinctement :

 

Clavis Urbis

 

À la fin de la partie, le joueur additionnera ale nombre de comptoirs repris dans son réseau le plus long et le multipliera par le nombre de clés de cette compétence.

Actiones

 

Indique le nombre d'actions qu'il est possible de faire en tour de jeu. On peut choisir librement l'action et on peut choisir plusieurs fois la même.

Privilegium

 

Les comptoirs dans les villes ont une couleur. On ne peut s'implanter dans une ville que si on a le Privilegium associé à la couleur du premier comptoir libre.
Liber Sophiæ Représente le nombre de ressources déplaçables quand on utilise l'action de déplacement.

Bursa

 

Indique le nombre de ressources que l'on est capable de transférer du stock vers sa réserve avec l'action associée.

pic551695 md

 

Ces capacités illustrées sur l'écritoire ci-dessus conditionnent la manière dont nous allons pouvoir utiliser les cinq actions possibles dans le jeu :

 

1. Attribution de nouvelles ressources : On peut transférer du stock vers la réserve le nombre de ressources indiqué par la capacité Bursa.

 

2. Placer une ressource : On peut placer un commerçant (cube) ou un négociant (cylindre) sur un espace libre d'une route (une petite maison comme illustré ci-dessous.)

 

3. Déplacer une ressource adverse : Cette ressource est déplacée vers une route adjacente et on occupe l'espace libéré. En compensation, le joueur déplacé ajoute une ou deux ressources supplémentaires qu'il prend du stock. Cette action est très puissante et on se met bien souvent sur le chemin d'un adversaire pour se faire chasser et ainsi ajouter des ressources gratuitement sur le plateau.

 

4. Déplacer ses propres ressources : Selon la capacité Liber Sophiæ, on peut déplacer autant de ressources vers des espaces libres.

 

pic941344_md.jpg5. Revendiquer une route commerciale : Lorsque toutes les maisons sur une route sont contrôlées, on peut utiliser cette action pour : a) y installer un comptoir dans une des deux villes reliées par cette route, b) récupérer le jeton bonus éventuellement présent, c) si une des deux villes est liée à une compétence, améliorer cette même compétence. On ne peut choisir le a) et le c) en même temps. Après, toutes les ressources restant sur la route revendiquée retournent dans le stock.

 

La partie s'arrête des trois manières différentes : le premier joueur qui arrive ou dépasse 20 points, le dernier jeton bonus à été gagné et il est impossible d'en placer un nouveau, ou bien lorsque l'on a dix villes avec tous les comptoirs occupés.

 

Et comment on gagne ? Avec des points de victoire, bien sûr !

• Les points acquis pendant la partie avec l'action n°5.

• 4 points pour chacune des compétences développée au maximum.

• Plus on possède des jetons, plus on a de points (de 1 à 21.)

• Les négociants présents sur la piste de la ville de Coellen (ou Königsberg pour l'extension.)

• 2 points par villes contrôlées (il faut être le majoritaire ou bien posséder le comptoir le plus à droite en cas d'égalité.)

• La valeur de Clavis Urbis multipliée par le nombre de comptoirs dans le plus grand réseau.

• Si on posséde l'extension, il est possible d'y ajouter des cartes objectifs qui peuvent faire gagner de 1 à 8 points.

 

Cette courte description ne fera sans doute pas honneur aux mécanismes du jeu, et c'est en jouant la première partie que l'on apprécie Hansa Teutonica à sa juste valeur.

 

PortraitAlors, d'accord, l'illustration de la boîte peut ne pas forcément donner envie de jouer, mais ça serait une erreur (je ne vais évidemment pas vous dire le contraire.) D'aucun diront que le plateau est austère, moi je leur répondrais au contraire qu'il est beau et ergonomique. On pourrait reprocher également le matériel classique, et je répondrais qu'il est beau et fonctionnel. Vous l'aurez compris : difficile pour moi d'être objectif si on parle d'Hansa Teutonica parce que j'adore ce jeu. C'est même mon jeu préféré jusqu'ici. Pourquoi ? Je vais essayer de l'expliquer.

 

• Le plateau est pour moi une vraie réussite. J'aime l'histoire et les vieilles cartes et on est ici en plein dans le style.

 

• Le jeu est stratégique et tactique. Les opportunités de placement qui se présentent sont au service d'une stratégie sur le long terme. On peut être plus ou moins discret sur nos propres objectifs et en même temps savoir saisir les opportunités qui se libèrent. Faire un placement qui ralenti un adversaire et qui nous profite est excellent, voire conseillé.

 

snap3• Le jeu est fluide, une fois le premier tour de jeu passé, il n'est plus question de premier ou de dernier joueur. Ça s'enchaîne parfaitement dans un style que je pourrais comparer aux jeux de Mac Gerts avec sa roue d'action. Ici, on a un choix de cinq actions à choisir librement, mais elles sont courtes et rapides. Une nuance quand même : on peut avoir de deux à cinq actions par tour et on les fait toutes avant de passer la main au joueur suivant mais comme elles sont vraiment rapides, quelqu'un qui a cinq actions sera à peine plus long que quelqu'un qui en a trois.

 

snap2• Toutes les stratégies se valent. On peut gagner avec les comptoirs, avec les jetons, avec le monopole sur la ville de Coellen. On peut prendre un peu de ci et un peu de ça. On a parfois intérêt à ce que la partie soit courte et dans ce cas, on revendiquera coup sur coup une route sur laquelle on contrôle deux villes (2 points à chaque fois.) On pourra aussi espérer une partie plus longue pour scorer un maximum avec la compétence Clavis Urbis. À Hansa Teutonica, on peut gagner avec 30 points ou avec plus de 100 points.

 

• Si on veut que le point précédent se vérifie, on est obligé de surveiller les autres. Si on laisse quelqu'un s'engouffrer dans une voie sans lui barrer la route, c'est la victoire assurée pour lui. Comme le dit l'auteur, chaque stratégie ne devient puissante que si les autres joueurs lui ont permis de le devenir. L'interaction est obligatoire.

 

snap• Il y a une extension qui porte le doux nom de Ost-Erweiterung qui apporte carrément un nouveau plateau et des cartes à ajouter au plateau de base. Le nouveau plateau de jeu apporte des nouvelles choses vraiment intéressantes et renouvelle le jeu de manière inattendue pour une jeu où toutes les parties sont déjà forcément différentes.

 

• Et puis, tout simplement : c'est agréable à jouer. On se développe, on se place ici pour se faire expulser et mieux revenir là, on installe ses comptoirs dans les villes,… Tant de choses à faire avec toujours ce sentiment qu'il nous manque soit une action ou une ressource de plus ; c'est le soupçon de frustration qui assaisonne le tout.

 

pic625496_md.jpgMais vous pourrez lire ici et là que le jeu n'est pas équilibré, que la capacité Actiones est trop forte par rapport aux autres. Je vais être clair : ceux qui disent ça ne connaissent pas assez le jeu. Actiones est important, mais on n'est pas obligé de la développer jusqu'à son maximum pour gagner, un seul niveau de plus est conseillé. Et ce constat est de toute manière valable pour les autres compétences.

 

Hansa Teutonica est disponible chez Argentum Verlag (en allemand et anglais) et chez Z-Man Games (en anglais uniquement.) La seconde édition (2010) chez Argentum Verlag possède un plateau un peu plus lisible avec un style graphique légèrement différent et une ergonomie améliorée, les villes permettant d'améliorer nos compétences ont leur nom sur un fond jaune. La version Z-Man est, excepté la règle, en tout point identique à la seconde édition bilingue.

 

Voilà, c'est malin, j'ai envie d'y jouer maintenant.

Hansa Teutonica

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